Night Clubbers

KILLING JOKE
Night Time
1985
Pas évident pour moi de vous parler de cet album de Killing Joke. Pour deux raisons. La première, c'est que je ne connais pas assez la discographie du groupe: hormis ce disque, je n'ai en effet écouté que son successeur Brighter than a Thousand Suns, dans la même lignée, et Pandemonium et Killing Joke (celui de 2003), voyant le groupe partir dans les délires industriels.
Du coup, il m'est impossible de vous situer ce disque de façon pertinente dans la discographie du groupe: que vaut cet album par rapport à ses prédécesseurs ? Qu'est-ce qui a poussé ses géniteurs à accoucher d'un album de new-wave alors que la bande à Jaz Coleman officiait dans le punk auparavant (il paraît) ? Le groupe a-t-il du coup frappé aussi fort dans ce style que dans le précédent, artistiquement parlant ? En d'autres termes, les douceurs acidulées de la new-wave leur siéent-elles aussi bien que la belliquosité inhérente au punk ? Parce que bon, j'veux pas dire mais ça a dû faire drôle à plus d'un fan qui suivait la carrière du groupe d'accueillir un tel album à l'époque. Il a sûrement dû falloir une ouverture d'esprit hors du commun pour faire preuve d'objectivité en pesant le pour et le contre de chaque période caractérisant le groupe. Vous imaginez ? C'est comme si un jour, ceux qui ont sorti Kill'Em All se pliaient aux exigences radiophoniques en pondant des titres de pop-rock et de country. Oui, bon bref, me voilà bien embêté avec cet album. C'est de ma faute aussi, quelle idée d'avoir trouvé autant de qualités à un album pareil.
"Attends, attends, mec ! Tu racontes quoi là ? De la "new-wave" ? De la musique de fils à papa avec la frange bien sur le côté sur un blog de METAL ??? Tu nous fais quoi, là ?"
Ah tiens, on a là la deuxième raison: quand on a l'ouverture d'esprit d'une moule et qu'on est habitué à baigner durant toute sa vie dans le monde du metal, en connaissant ses albums référentiels, ses disques à éviter, ses personnalités incontournables et ses gimmicks, il est bien délicat de s'attaquer à la présentation d'un album qui ne fait pas du tout partie de votre monde. Comment faire croire alors qu'on maîtrise son sujet alors qu'on a l'impression à chaque mot tapé d'être complètement à côté de la plaque ?
Tiens, le mieux, c'est de laisser parler Jean-Edouard et Charles-Etiennes (ouais, avec un "s", s'trop la claaaasse), deux tafioles de clubbers, habillés avec des polos fluo Eden-Park et son noeud papillon rose flashy-flashy, lecteurs assidus de Télérama et pour qui n'importe quel sujet, comme le temps qu'il fera demain, est sujet à une scéance de masturbation intellectuelle effrénée.
Nos deux héros, comme tous les week-ends, sont en boîte de nuit, en train de gesticuler sur de la musique de tafioles donc. Tiens, coup du hasard, c'est "Love Like Blood", extrait de cet album, qui résonne en ce moment-même sur la piste de danse ! L'un des deux prend la parole:
"Ouaiiis-han ! S'trop bieeen-han !
- Ouais-han, c'est Killing Joke-han ! Le groupe qui a révolutionné la musique avec Depeche Mode-han.
- Ouais-han, même que Killing Joke ils ont sorti un disque avec que des tubes-han, c'est que des singles potentiels-han, alors que Depeche Mode, cette année, ils ont dû sortir une compil' de vieux singles pour avoir un disque avec que des bons titres dedans-han.
- Ouais-han, mais de toute façon, cette année, on a plein de bons groupes-han. Genre Modern Talking, Eurythmics et Culture Club qui ont sorti de super chansons-han. Pis y a Jeanne Mas aussi-han.
- Ouais-han, mais la différence, c'est que chez Killing Joke, on entend les guitares-han.
- Ouais-han, d'ailleurs, ça me fait penser à Iron Maiden qui part en tournée-han.
- Aïe Rhône Mes Quoi ?"
A ce moment-là, sans qu'on sache pourquoi, la discothèque explose, ne laissant aucun survivant.
Ecoutez Night Time. C'est un excellent album.
Du coup, il m'est impossible de vous situer ce disque de façon pertinente dans la discographie du groupe: que vaut cet album par rapport à ses prédécesseurs ? Qu'est-ce qui a poussé ses géniteurs à accoucher d'un album de new-wave alors que la bande à Jaz Coleman officiait dans le punk auparavant (il paraît) ? Le groupe a-t-il du coup frappé aussi fort dans ce style que dans le précédent, artistiquement parlant ? En d'autres termes, les douceurs acidulées de la new-wave leur siéent-elles aussi bien que la belliquosité inhérente au punk ? Parce que bon, j'veux pas dire mais ça a dû faire drôle à plus d'un fan qui suivait la carrière du groupe d'accueillir un tel album à l'époque. Il a sûrement dû falloir une ouverture d'esprit hors du commun pour faire preuve d'objectivité en pesant le pour et le contre de chaque période caractérisant le groupe. Vous imaginez ? C'est comme si un jour, ceux qui ont sorti Kill'Em All se pliaient aux exigences radiophoniques en pondant des titres de pop-rock et de country. Oui, bon bref, me voilà bien embêté avec cet album. C'est de ma faute aussi, quelle idée d'avoir trouvé autant de qualités à un album pareil.
"Attends, attends, mec ! Tu racontes quoi là ? De la "new-wave" ? De la musique de fils à papa avec la frange bien sur le côté sur un blog de METAL ??? Tu nous fais quoi, là ?"
Ah tiens, on a là la deuxième raison: quand on a l'ouverture d'esprit d'une moule et qu'on est habitué à baigner durant toute sa vie dans le monde du metal, en connaissant ses albums référentiels, ses disques à éviter, ses personnalités incontournables et ses gimmicks, il est bien délicat de s'attaquer à la présentation d'un album qui ne fait pas du tout partie de votre monde. Comment faire croire alors qu'on maîtrise son sujet alors qu'on a l'impression à chaque mot tapé d'être complètement à côté de la plaque ?
Tiens, le mieux, c'est de laisser parler Jean-Edouard et Charles-Etiennes (ouais, avec un "s", s'trop la claaaasse), deux tafioles de clubbers, habillés avec des polos fluo Eden-Park et son noeud papillon rose flashy-flashy, lecteurs assidus de Télérama et pour qui n'importe quel sujet, comme le temps qu'il fera demain, est sujet à une scéance de masturbation intellectuelle effrénée.
Nos deux héros, comme tous les week-ends, sont en boîte de nuit, en train de gesticuler sur de la musique de tafioles donc. Tiens, coup du hasard, c'est "Love Like Blood", extrait de cet album, qui résonne en ce moment-même sur la piste de danse ! L'un des deux prend la parole:
"Ouaiiis-han ! S'trop bieeen-han !
- Ouais-han, c'est Killing Joke-han ! Le groupe qui a révolutionné la musique avec Depeche Mode-han.
- Ouais-han, même que Killing Joke ils ont sorti un disque avec que des tubes-han, c'est que des singles potentiels-han, alors que Depeche Mode, cette année, ils ont dû sortir une compil' de vieux singles pour avoir un disque avec que des bons titres dedans-han.
- Ouais-han, mais de toute façon, cette année, on a plein de bons groupes-han. Genre Modern Talking, Eurythmics et Culture Club qui ont sorti de super chansons-han. Pis y a Jeanne Mas aussi-han.
- Ouais-han, mais la différence, c'est que chez Killing Joke, on entend les guitares-han.
- Ouais-han, d'ailleurs, ça me fait penser à Iron Maiden qui part en tournée-han.
- Aïe Rhône Mes Quoi ?"
A ce moment-là, sans qu'on sache pourquoi, la discothèque explose, ne laissant aucun survivant.
Ecoutez Night Time. C'est un excellent album.
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