Il ne peut en rester qu'un...
Poussé tout dernièrement par je-ne-sais-quelle lubie, j'ai téléchargé un émulateur me permettant de rejouer aux jeux d'une bonne vieille machine qui a comblé mon adolescence: l'Amiga 500. Quelques téléchargements supplémentaires et l'achat d'une manette plus tard, et faute d'une actualité assez pauvre en matière de jeux à l'heure actuelle (du moins d'un strict point de vue personnel, je vois déjà mon ami Svar qui me fusille du regard comme le Turrican le ferait de son rayon plasma sur n'importe quel bipède mécanique qu'il serait amené à rencontrer), je me décide à vous parler de ces jeux cultes qui, pour beaucoup, ont bercé une grande partie de mes années boutonneuses, histoire d'alimenter une rubrique que je peine à faire vivre.
TURRICAN II - THE FINAL FIGHT
Par Rainbow Arts et Factor 5
TURRICAN II - THE FINAL FIGHT1991
Turrican II est le premier jeu sur lequel je me suis jeté après avoir installé mon émulateur. 17 ans ! Ca faisait 17 ans que je n'avais pas rejoué à ce jeu que j'ai exploré dans les moindres recoins et terminé dix millions de fois (au bas mot). J'imaginais m'acharner un long moment dessus, comme à l'époque. Le premier essai m'a un temps donné raison: Game Over à la fin du deuxième sous-niveau. Je n'imaginais pas le terminer juste après et ainsi boucler une nouvelle fois les cinq mondes et onze sous-niveau qui composent ce jeu. Me suis-je réadapté ? Ai-je retrouvé les automatismes qui m'avaient permis d'occire à plusieurs reprises l'armée de robots de la Machine des années auparavant ? Je le pense car Turrican II reste un jeu à la difficulté certaine et ce n'est qu'en ayant en tête la configuration des niveaux qu'on peut s'en sortir sans trop de problèmes. Une chose est sûre cependant: malgré les années, Turrican II reste un jeu fantastique qui n'a pas pris une ride en presque deux décennies.
Demandez à n'importe quelle personne ayant possédé un Amiga 500 (pas un Atari ST car il semblerait que ce jeu soit une abomination sur cette machine, aah la bonne vieille guéguerre Amiga / Atari) ce qu'elle pense de Turrican II; il y a de fortes chances que vous la voyiez se mettre à genoux, lever les mains vers le ciel et courber le dos à plusieurs reprises juste après qu'elle aura écarquillé les yeux en vous entendant prononcer ce nom (et par la suite baisé les pieds en gage de reconnaissance).
"Ah ouais pas cool !"
Le scenario, d'une banalité rare, n'est évidemment qu'un prétexte pour anéantir tout ce qui aura le malheur de croiser votre route. Nous sommes en l'an 3025, vous incarnez Bren McGuire, un officier des Forces des Planètes Unies pour la Liberté (rien que ça), sur le point d'effectuer une mission d'exploration au délà des limites de l'espace connu des hommes en compagnie de tout l'équipage de l'Avalon 1, un navire spatial. Soudain, un immense vaisseau surgi d'on ne sait où prend d'assault le vôtre: tout l'équipage est décimé par l'armée de mutants du mystérieux personnage qui les dirige, La Machine. Evidemment, McLeod... Euh, McGuire est le seul survivant et une fois que les ennemis eurent quitté le navire, notre homme se dirige vers la salle d'équipement, enfile la combinaison de combat Turrican (hin hin hin !) et crie "Vengeance !!!" (rigolez pas, c'est comme ça que ça se passe dans l'intro). Vous aurez bien sûr compris que l'intérêt d'un tel jeu se situe ailleurs.
Turrican II est un must en matière de beat'em all (l'équivalent terrestre du shoot'em up; en gros c'est pas compliqué, vous blastez tout ce qui se trouve devant vous). Les niveaux, aux thèmes variés, sont très vastes et recèlent d'une multitude de passages secrets où vous attendent toutes sortes de bonus, dont les 1-UP, indispensables pour espérer finir le jeu, et divers items vous permettant de récupérer votre énergie ou d'améliorer votre armement. Un arsenal d'armes d'ailleurs impressionnant par sa puissance de feu et sa variété. Outre les armes traditionnelles (au nombre de trois et possédant chacune divers degrés de puissance), le Turrican peut ramasser des items lui permettant de balayer tout l'écran avec deux lasers latéraux et, dans les situations désespérées, de se transformer en une super arme qui inflige des dégâts maximum aux ennemis les plus coriaces. Une capacité tellement efficace que vous ne pourrez vous en servir qu'une seule fois par "vie". Une des fonctions les plus intéressantes est le gyroscope, qui voit à tout moment notre héros prendre l'apparence d'une scie dentée aux déplacements uniquement latéraux, idéal pour se faufiler dans les passages les plus étroits, mais très peu efficaces contre les boss.
"Salut Goliath ! Ca boume ?"
Et les boss, parlons-en: assez imposants (outre leur caractère unique, les boss dans les jeux vidéo m'ont toujours fasciné par leur taille) et aux attaques assez diverses et bien distinctes d'un boss à l'autre. Mon préféré est assurément celui qui vous attend à la fin du deuxième monde: une machine qui se déplace de haut en bas en vous tirant dessus et qui, régulièrement, fonce vers vous pour frapper à plusieurs reprises la plate-forme sur laquelle vous vous trouvez, faisant ainsi trembler tout l'écran dans un gros fracas metallique. De temps en temps, une pince essaie de vous attraper pour vous jeter dans le vide. Sa destruction est cocasse: après avoir explosé de toute part, la carcasse tombe dans le vide et, après avoir entendu le fracas causé par sa chute, on voit des pièces détachées voler à travers l'écran. Personnellement, j'adore ce souci du détail.
Un souci du détail qu'on retrouve à travers tout le jeu, aussi bien à travers les animations du Turrican (même 20 ans après, voir celui-ci courir fait toujours son petit effet) que dans certains effets d'inertie, causés par les courants d'air et d'eau. Egalement, avant de pénétrer dans le troisième monde qui vous met aux commandes d'un vaisseau spatial pour ce qui n'est ni plus ni moins qu'une séquence shoot'em up, les amateurs de la saga R-Type devraient voir leur attention se fixer un instant sur un clin d'oeil bien sympathique. De même, certaines astuces sont à découvrir à travers les niveaux: dans le quatrième monde, par exemple, le premier sous-niveau, qui est un des plus longs du jeu (le temps qui vous est alloué pour le terminer en est bien la preuve), est composé d'une multitude de murs en trompe-l'oeil. En d'autres termes, il vous est possible d'évoluer à travers les murs pour découvrir de nouvelles zones secrètes. Si vous êtes malin, vous découvrirez l'existence d'un passage qui vous fera terminer le niveau en un temps minime, sans même avoir à combattre le boss, particulièrement retors qui plus est. Ce sont tous ces petits riens qui me font réaliser que je suis en présence d'un jeu soigné de bout en bout. Et je ne vous parle pas de tout.
"Hé Ripley ! Tu crois qu'on t'a pas reconnu malgré ton déguisement ?"
D'ailleurs, essayez-vous dès que possible à ce grand jeu d'action qui a fort bien vieilli malgré le poids des années (au passage, le scrolling différentiel n'a vraiment pas à rougir face à la concurrence actuelle). Un miracle quand on sait à quel point tout ce qui tout ce qui se rapporte à la micro-informatique (même dans le cadre vidéo-ludique) est amené à subir plus que le reste les ravages du temps.

Demandez à n'importe quelle personne ayant possédé un Amiga 500 (pas un Atari ST car il semblerait que ce jeu soit une abomination sur cette machine, aah la bonne vieille guéguerre Amiga / Atari) ce qu'elle pense de Turrican II; il y a de fortes chances que vous la voyiez se mettre à genoux, lever les mains vers le ciel et courber le dos à plusieurs reprises juste après qu'elle aura écarquillé les yeux en vous entendant prononcer ce nom (et par la suite baisé les pieds en gage de reconnaissance).
"Ah ouais pas cool !"Le scenario, d'une banalité rare, n'est évidemment qu'un prétexte pour anéantir tout ce qui aura le malheur de croiser votre route. Nous sommes en l'an 3025, vous incarnez Bren McGuire, un officier des Forces des Planètes Unies pour la Liberté (rien que ça), sur le point d'effectuer une mission d'exploration au délà des limites de l'espace connu des hommes en compagnie de tout l'équipage de l'Avalon 1, un navire spatial. Soudain, un immense vaisseau surgi d'on ne sait où prend d'assault le vôtre: tout l'équipage est décimé par l'armée de mutants du mystérieux personnage qui les dirige, La Machine. Evidemment, McLeod... Euh, McGuire est le seul survivant et une fois que les ennemis eurent quitté le navire, notre homme se dirige vers la salle d'équipement, enfile la combinaison de combat Turrican (hin hin hin !) et crie "Vengeance !!!" (rigolez pas, c'est comme ça que ça se passe dans l'intro). Vous aurez bien sûr compris que l'intérêt d'un tel jeu se situe ailleurs.
Turrican II est un must en matière de beat'em all (l'équivalent terrestre du shoot'em up; en gros c'est pas compliqué, vous blastez tout ce qui se trouve devant vous). Les niveaux, aux thèmes variés, sont très vastes et recèlent d'une multitude de passages secrets où vous attendent toutes sortes de bonus, dont les 1-UP, indispensables pour espérer finir le jeu, et divers items vous permettant de récupérer votre énergie ou d'améliorer votre armement. Un arsenal d'armes d'ailleurs impressionnant par sa puissance de feu et sa variété. Outre les armes traditionnelles (au nombre de trois et possédant chacune divers degrés de puissance), le Turrican peut ramasser des items lui permettant de balayer tout l'écran avec deux lasers latéraux et, dans les situations désespérées, de se transformer en une super arme qui inflige des dégâts maximum aux ennemis les plus coriaces. Une capacité tellement efficace que vous ne pourrez vous en servir qu'une seule fois par "vie". Une des fonctions les plus intéressantes est le gyroscope, qui voit à tout moment notre héros prendre l'apparence d'une scie dentée aux déplacements uniquement latéraux, idéal pour se faufiler dans les passages les plus étroits, mais très peu efficaces contre les boss.
"Salut Goliath ! Ca boume ?"Et les boss, parlons-en: assez imposants (outre leur caractère unique, les boss dans les jeux vidéo m'ont toujours fasciné par leur taille) et aux attaques assez diverses et bien distinctes d'un boss à l'autre. Mon préféré est assurément celui qui vous attend à la fin du deuxième monde: une machine qui se déplace de haut en bas en vous tirant dessus et qui, régulièrement, fonce vers vous pour frapper à plusieurs reprises la plate-forme sur laquelle vous vous trouvez, faisant ainsi trembler tout l'écran dans un gros fracas metallique. De temps en temps, une pince essaie de vous attraper pour vous jeter dans le vide. Sa destruction est cocasse: après avoir explosé de toute part, la carcasse tombe dans le vide et, après avoir entendu le fracas causé par sa chute, on voit des pièces détachées voler à travers l'écran. Personnellement, j'adore ce souci du détail.
Un souci du détail qu'on retrouve à travers tout le jeu, aussi bien à travers les animations du Turrican (même 20 ans après, voir celui-ci courir fait toujours son petit effet) que dans certains effets d'inertie, causés par les courants d'air et d'eau. Egalement, avant de pénétrer dans le troisième monde qui vous met aux commandes d'un vaisseau spatial pour ce qui n'est ni plus ni moins qu'une séquence shoot'em up, les amateurs de la saga R-Type devraient voir leur attention se fixer un instant sur un clin d'oeil bien sympathique. De même, certaines astuces sont à découvrir à travers les niveaux: dans le quatrième monde, par exemple, le premier sous-niveau, qui est un des plus longs du jeu (le temps qui vous est alloué pour le terminer en est bien la preuve), est composé d'une multitude de murs en trompe-l'oeil. En d'autres termes, il vous est possible d'évoluer à travers les murs pour découvrir de nouvelles zones secrètes. Si vous êtes malin, vous découvrirez l'existence d'un passage qui vous fera terminer le niveau en un temps minime, sans même avoir à combattre le boss, particulièrement retors qui plus est. Ce sont tous ces petits riens qui me font réaliser que je suis en présence d'un jeu soigné de bout en bout. Et je ne vous parle pas de tout.
"Hé Ripley ! Tu crois qu'on t'a pas reconnu malgré ton déguisement ?" Il reste tout de même un point qu'il serait impensable de ne pas aborder (à la limite du sacrilège en regard de leur qualité): les musiques. Composées au synthé par un certain Chris Hüelsbeck (il mérite d'être nommé), celles-ci sont tout bonnement magnifiques et mémorables. Je n'avais pas oublié beaucoup de ces fantastiques mélodies malgré toutes les années passées. Ces musiques sont des hits en puissance dans le domaine du jeu vidéo, ni plus ni moins ! Ecoutez-les si vous en avez un jour l'occasion et vous verrez que la nostalgie n'est pas forcément le moteur de mon enthousiasme.
D'ailleurs, essayez-vous dès que possible à ce grand jeu d'action qui a fort bien vieilli malgré le poids des années (au passage, le scrolling différentiel n'a vraiment pas à rougir face à la concurrence actuelle). Un miracle quand on sait à quel point tout ce qui tout ce qui se rapporte à la micro-informatique (même dans le cadre vidéo-ludique) est amené à subir plus que le reste les ravages du temps.

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