Dimanche 22 mars 2009
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17:06
C'est avec un mal au crâne carabiné que je me réveille chez Buz en ce jour du samedi 21 avril 2009. La raison aurait pu être que trouver l'immeuble où réside le bonhomme est un vrai casse-tête
qui peut occasionner diverses migraines mais en fait non, la cause est plutôt à trouver du côté du sérieux de gars pas sérieux qui se promettent la veille de ne pas toucher une goutte d'alcool
(ou juste un tout ch'tit peu, tout au plus), et de ne pas se coucher trop tard afin d'être en pleine forme le lendemain !
"Une 'tite bière, Nono ?
- Ouaiiiiiiiiiis !!!
- Allez, un 'tit whisky ?
- Oh ouaiiiiiiiiiis !!!
-Oh dis-donc, j'ai une 'tite bouteille de porto (impossible de me rappeler de quoi il s'agissait réellement) qui vient de la réserve de mon grand-père, ça te dirait de...
- Ouaiiiiiiiiiis !!!"
C'est donc raisonnablement que nous décidons de nous coucher à 3h00 du matin.
Lever à 10h30, petit-dej', douche, toussa, et direction Peuwiss pour assister au concert de Djoudas Pwiste qui a lieu le soir-même avec deux premières parties prometteuses.
Nous arrivons à 14h30 et nous garons, pour nous faciliter la vie, à 350km du Zénith, et allons retrouver Rico, Delphine et son ami Daemonarch. Si j'avais rapidement fait connaissance avec Rico
après le concert de Maiden en novembre 2006, c'est la première fois que je fais connaissance avec Delphine et Daemonarch, enfin surtout son accent à couper au couteau, une sorte de croisement
improbable entre le savoyard, le canadien, le nordique et le martien: "Ön å lés bieûres dön leû cÔffre". Fascinant.
Nous allons effectuer quelques achats compulsifs à Gibert Jospeph puis poursuivons avec une séquence malnutrition au McDonald's du coin. Enfin, pressés par un Buz incapable de tenir en place,
nous entrons dans le Zénith une demie-heure à l'avance (je précise que nous avions des places numérotées pour éviter la queue). Toutefois, l'homme a eu du flair, car c'est à 18h45 que commencent
les hostilités avec TestAmenT (soit un quart d'heure avant l'heure prévue).
TestAmenT: "In Nomine
Poutre..."
Si le groupe assure sévère dans l'ensemble, je dois avouer avoir été impressionné par Chuck Billy et ses vocaux surpuissants très fidèles à ce qu'on connait de ses performances en studio mais
également par Alex Skolnick, les "solos-branlettes' du gratteux faisant totalement mouche dans le cadre d'un concert. Et tout ça avec le sourire. Bref, la grosse classe. La mèche blanche a brillé
de mille feux ce soir.
Sûrement satisfait des réglages qu'il a opérés sur sa console de mixage, l'ingé-son, relax, a dû s'installer bien profondément dans son fauteuil, les mains derrière la tête et les jambes étendues
directement sur sa table, déréglant tout le bouzin ! C'est ce que j'ai été tenté de croire lorsqu'ont résonné les premières note du "Sleepwalker" de MegadetH. Un hymne au désaccordage à rendre
jaloux Kurt Cobain ! Panique panique !
Tout sera fort heureusement rétabli dès le deuxième titre. Heureusement d'ailleurs car la bande à Mustaine nous délivre un véritable best-of d'une heure; en vrac: "Wake up Dead", "Skin O'My
Teeth", "Symphony of Destruction", "Take no Prisoners", "Sweating Bullets", "Peace Sells", "In my Darkest Hour", "Hangar 18" et le monstrueux "Holy Wars"... sans oublier bien sûr le très
fédérateur "A Tout le Monde" qui fera verser sa petite larmichette à Buz.
MegadetH: "Coin coin coin coin
coin coin coin coin coin coin coin coin..."
Etonnamment, si je trippe sévère sur la plupart des titres dans leur version studio, il m'est plus difficile d'y adhérer dans des circonstances
live: les rythmes changent tellement
souvent au sein d'un même titre qu'il est difficile de headbanguer sereinement tout au long d'un seul morceau. De même, les paroles des titres les plus speed sont plus souvent débitées à vitesse
grand V que chantées, pas évident à reprendre en choeur, donc. Néanmoins, la bande à Mustaine nous délivre un set carré que je prends plaisir à visionner à défaut de réellement y participer, et a
réussi à rendre heureux une bonne partie des fans qui le lui rendent d'ailleurs bien en scandant à un moment des "Mus-taine ! Mus-taine !" qui semblent avoir touché le bonhomme (et quand on
connaît ce dernier, quelle plus belle récompense que de se sentir enfin reconnu ?).
Vingt minutes plus tard, c'est au tour du Priest d'investir les planches d'un Zénith qu'il n'avait pas foulées depuis 18 ans ! Rien à redire sur la prestation du groupe qui est en tout point la
même que celle délivrée à l'occasion du GMM 2008: Halford est vocalement fatigué mais on s'en fout, ça déboîte mortel derrière et on a de nouveau droit à une prestation puissante du combo de
Birmingham qui semble vraiment prendre du plaisir à jouer. Les tubes et les tueries s'enchaînent sans temps mort sur près de deux heures. Le sommet du concert est atteint selon moi à l'occasion
du terrible "Sinner" et de son long solo-vibrato central, où je sens un KK Downing entrer dans une transe communicative, alors que le reste du groupe, moins exposé pendant ce moment, le supporte
de toutes ses forces avec une rythmique imparable. Un moment magique pour moi.
Judas Priest: "Quiiiiiiinte
! Quiiiiiiinte ! De tooouux ! De tooouux !"
C'est après un "Living after Midnight" repris en choeur par tout le public que s'achève cette date Française du Priest Feast et que nous quittons le Zénith, des
bombus pascuorum plein
les oreilles, et que nous raccompagnons nos trois amis sudistes à leur voiture, le temps de se réunir devant un verre de jus-de-fruits (parce que ce sont de vrais gens sérieux, EUX !) et que nous
regagnons nos pénates vers le véhicule de Buz que jamais nous ne trouvâmes (non, je plaisante, mais j'ai cru que nous allions vivre des péripéties malvenues, sur le coup).
Encore merci à Buz pour son hospitalité et à tout le monde
(à tous mes amis, ouarf !) pour les bons moments passés ensemble.
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