Seuil Mortel

THRESHOLD
Dead Reckoning
2007
"Tiens, paraît que c'est bien, ça, c'est quoi comme style ?
- Du prog.
- Ah merde."
Voilà à peu près comment j'ai découvert Threshold. J'ai tout de même cherché à en savoir plus sur ce groupe qui bénéficie d'une confortable réputation malgré un succès qui relève plus de l'estime qu'autre chose.
Bien m'en a pris car ce disque n'est pas du metal "progressif", ce terme pompeux qui définit officiellement ces groupes qui alignent mille thèmes au sein de titres de 30 minutes et permettant à de véritables techniciens de s'adonner à une variante musicale d'onanisme qui, comme son nom l'indique, ne donne du plaisir qu'à celui qui le pratique, les meilleurs représentants du genre étant personnifiés par John Petrucci pour ceux qui se les grattent et Jordan Ruddess pour ceux qui se les caressent.
Non. Threshold est simplement, au moins sur cet album, un groupe de metal moderne, aux mélodies finement ciselées et qui, malgré la longueur assez conséquente de certaines pistes (trois dépassent tout de même les huit minutes), ne perd jamais de vue qu'il compose avant tout de véritables chansons. Impossible donc de s'égarer lors de plages instrumentales de 26 minutes qui n'apportent rien sinon de l'ennui puisque les solos, à la guitare ou au clavier, savent rester concis. L'exemple ultime est sûrement le plus long titre: "Pilot in the Sky of Dreams" qui, du haut de ses dix minutes, tient l'auditeur en haleine grâce à de puissantes mélodies racées, dynamiques et un superbe chant au registre étendu.
Une formule magique qu'on retrouve sur absolument tous les titres de l'album, que ceux-ci donnent envie de taper du pied ou de se recueillir. Pour ne rien gâcher, la production est au poil: très chau(l)de, elle met remarquablement en valeur les sonorités délicieusement électriques des guitares.
Bref, une réussite totale, qui permet à l'année 2007 de voir enfin débarquer par les cieux son digne premier mètre-étalon. Bien parti pour être l'album de l'année.
- Du prog.
- Ah merde."
Voilà à peu près comment j'ai découvert Threshold. J'ai tout de même cherché à en savoir plus sur ce groupe qui bénéficie d'une confortable réputation malgré un succès qui relève plus de l'estime qu'autre chose.
Bien m'en a pris car ce disque n'est pas du metal "progressif", ce terme pompeux qui définit officiellement ces groupes qui alignent mille thèmes au sein de titres de 30 minutes et permettant à de véritables techniciens de s'adonner à une variante musicale d'onanisme qui, comme son nom l'indique, ne donne du plaisir qu'à celui qui le pratique, les meilleurs représentants du genre étant personnifiés par John Petrucci pour ceux qui se les grattent et Jordan Ruddess pour ceux qui se les caressent.
Non. Threshold est simplement, au moins sur cet album, un groupe de metal moderne, aux mélodies finement ciselées et qui, malgré la longueur assez conséquente de certaines pistes (trois dépassent tout de même les huit minutes), ne perd jamais de vue qu'il compose avant tout de véritables chansons. Impossible donc de s'égarer lors de plages instrumentales de 26 minutes qui n'apportent rien sinon de l'ennui puisque les solos, à la guitare ou au clavier, savent rester concis. L'exemple ultime est sûrement le plus long titre: "Pilot in the Sky of Dreams" qui, du haut de ses dix minutes, tient l'auditeur en haleine grâce à de puissantes mélodies racées, dynamiques et un superbe chant au registre étendu.
Une formule magique qu'on retrouve sur absolument tous les titres de l'album, que ceux-ci donnent envie de taper du pied ou de se recueillir. Pour ne rien gâcher, la production est au poil: très chau(l)de, elle met remarquablement en valeur les sonorités délicieusement électriques des guitares.
Bref, une réussite totale, qui permet à l'année 2007 de voir enfin débarquer par les cieux son digne premier mètre-étalon. Bien parti pour être l'album de l'année.
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