Galette et Gros Morceaux
ULTRA VOMITObjectif : Thunes
2008
C'est sûrement parce qu'à la base, le metal, c'est pas fait pour rigoler, que ce disque fait autant figure d'OVNI dans un genre qui influence à ce point les fans que ceux-ci aiment se suicider, profaner des tombes et brûler des églises au nom de Satan (c'est TF1 et M6 qui le disent donc c'est vrai !).
Ultra Vomit est un groupe de metal parodique. Vous allez me dire que des groupes parodiques dans le metal, il en existe déjà pas mal: les Italiens de Nanowar en tête de ligne, mais aussi Terror 2000 et Gronibard. On pourrait rapprocher la démarche d'Ultra Vomit de celle de Nanowar sur son album Others Bands Play, Nanowar Gay!, Terror 2000 étant trop "pro" musicalement (je vous conseille néanmoins de poser une oreille sur l'excellent Terror for Sale) et Gronibard étant tout simplement nul à chier.
Proche de Nanowar donc, dans cette façon de parodier le metal comme Zucker, Abrahams et Zucker ont parodié le cinéma Hollywoodien en multipliant les clins d'oeil avec la série des Y a-t-il... ? En effet, sur Objectif : Thunes, Ultra Vomit reprend des moments cultes de la chanson populaire, française ou autre, à la sauce metal et n'hésite pas à brillamment imiter ses contemporains afin de diversifier son propos (Immortal, Gojira ou Lemmy Kilmister par exemple). L'évolution du groupe avec son premier album sorti quatre ans auparavant est saisissante: du grindcore sans intérêt de M.Patate, on passe à un metal burné qui riffe sec et aux références bien plus perceptibles. Même les compos originales donnent lieu à des hymnes, comme en témoigne le tube de l'album, l'irrésistible "Je Collectionne des Canards (Vivants)", dont le final restera gravé dans la tête de tous les auditeurs.
Toutefois, là où Ultra Vomit gagne encore plus de points sur Nanowar, c'est qu'en plus de se montrer musicalement plus diversifié, il cause dans sa langue natale et mine de rien, pour les bêtes auditeurs français que nous sommes, c'est un atout majeur, d'autant que Fetus, le vocaliste, assure brillamment dans tous les registres: impossible du coup pour les allergiques de death, de black, voire de hardcore de ne pas succomber aux titres les plus virulents de l'album, les paroles vraiment drôles restant parfaitement audibles même dans le cadre de styles aussi extrêmes. Je ne saurais d'ailleurs trop vous conseiller d'écouter la chanson "Mountains of Maths" sur le MySpace du groupe, un titre qui relate une situation dramatiquement banale et que vous avez sûrement tous connue, et qui ne pouvait être musicalement illustrée de meilleure façon.
J'aurais voulu vous parler plus en détail de cet album mais révéler son contenu ne ferait que vous gâcher l'effet de surprise. Je m'en tiendrais donc là.
Tout ce que je peux rajouter, c'est qu'avec ce patchwork multigenres et vraiment rigolo, Ultra Vomit vient de sortir une usine à tubes et je leur souhaite que les paroles débiles qui l'imprègnent soient aussi référentielles que certains extraits de sketches des Nuls ou des Inconnus sur lesquels on aimait bien rigoler dans les cours d'école.
Un grand bravo à Fetus, Manard et Flokos pour ce moment de rigolade déjà culte dans le coeur des metalheads.
Ultra Vomit est un groupe de metal parodique. Vous allez me dire que des groupes parodiques dans le metal, il en existe déjà pas mal: les Italiens de Nanowar en tête de ligne, mais aussi Terror 2000 et Gronibard. On pourrait rapprocher la démarche d'Ultra Vomit de celle de Nanowar sur son album Others Bands Play, Nanowar Gay!, Terror 2000 étant trop "pro" musicalement (je vous conseille néanmoins de poser une oreille sur l'excellent Terror for Sale) et Gronibard étant tout simplement nul à chier.
Proche de Nanowar donc, dans cette façon de parodier le metal comme Zucker, Abrahams et Zucker ont parodié le cinéma Hollywoodien en multipliant les clins d'oeil avec la série des Y a-t-il... ? En effet, sur Objectif : Thunes, Ultra Vomit reprend des moments cultes de la chanson populaire, française ou autre, à la sauce metal et n'hésite pas à brillamment imiter ses contemporains afin de diversifier son propos (Immortal, Gojira ou Lemmy Kilmister par exemple). L'évolution du groupe avec son premier album sorti quatre ans auparavant est saisissante: du grindcore sans intérêt de M.Patate, on passe à un metal burné qui riffe sec et aux références bien plus perceptibles. Même les compos originales donnent lieu à des hymnes, comme en témoigne le tube de l'album, l'irrésistible "Je Collectionne des Canards (Vivants)", dont le final restera gravé dans la tête de tous les auditeurs.
Toutefois, là où Ultra Vomit gagne encore plus de points sur Nanowar, c'est qu'en plus de se montrer musicalement plus diversifié, il cause dans sa langue natale et mine de rien, pour les bêtes auditeurs français que nous sommes, c'est un atout majeur, d'autant que Fetus, le vocaliste, assure brillamment dans tous les registres: impossible du coup pour les allergiques de death, de black, voire de hardcore de ne pas succomber aux titres les plus virulents de l'album, les paroles vraiment drôles restant parfaitement audibles même dans le cadre de styles aussi extrêmes. Je ne saurais d'ailleurs trop vous conseiller d'écouter la chanson "Mountains of Maths" sur le MySpace du groupe, un titre qui relate une situation dramatiquement banale et que vous avez sûrement tous connue, et qui ne pouvait être musicalement illustrée de meilleure façon.
J'aurais voulu vous parler plus en détail de cet album mais révéler son contenu ne ferait que vous gâcher l'effet de surprise. Je m'en tiendrais donc là.
Tout ce que je peux rajouter, c'est qu'avec ce patchwork multigenres et vraiment rigolo, Ultra Vomit vient de sortir une usine à tubes et je leur souhaite que les paroles débiles qui l'imprègnent soient aussi référentielles que certains extraits de sketches des Nuls ou des Inconnus sur lesquels on aimait bien rigoler dans les cours d'école.
Un grand bravo à Fetus, Manard et Flokos pour ce moment de rigolade déjà culte dans le coeur des metalheads.
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