Types Positifs

Publié le par A.M.E

da-cover.jpgTYPE O NEGATIVE
Dead Again
2007


New-York, USA.
4 :00 pm

L’action prend place dans le quartier de Brooklyn. Deux silhouettes évoluent côte-à-côte dans une ruelle déserte, baignée par les lumières verdâtres des lampadaires qui tentent de filtrer l’obscurité de la nuit noire environnante.

« Nuit noire ? Mais il est 16h00 !
- Rah ! Tais-toi donc ! Tu sais bien qu’il fait toujours nuit noire dans les ruelles New-yorkaises »

Ces deux hommes que vous venez d’entendre, ce sont Kenny Hickey et Johnny Kelly, respectivement guitariste et batteur de Type O Negative, et qui ont reçu ce matin un bien mystérieux message dans leur boîte aux lettres : un bout de papier sur lequel était griffonné parmi des tâches de vin : « Rendez-vous dans mon cul ! Ah ah ah !!! ».

« Dans mon cul »… Un surnom affectueux donné à l’endroit où le groupe avait enregistré The Origin of the Feces, un faux live avec des potes, et où il se rendait désormais pour jammer, pour trouver des idées pour chaque nouvel album. C’était du temps où Type O Negative était encore en activité. Du temps où Peter Steele, le mentor à la voix caverneuse, était encore en vie, avant que celui-ci ne se donne la mort un jour maudit de 2005.

« C’est là ! »

Les deux hommes s’arrêtèrent et la brume envahit peu à peu les lieux.

« La brume ? Mais qu’est-ce que .. ?
- Rah ! On s’en fout ! Contemple ! »

Devant eux se dressait fièrement… Une bicoque délabrée ! Visiblement si instable qu’on imagine toute cette mine à souvenirs s’écrouler rien qu’en ouvrant la porte. Il semblait déjà évident que le message griffonné était une plaisanterie, mais ne serait-ce que pour se remémorer les bons moments d’antan, Kenny et Johnny avaient décidé de s’y rendre.

« Allez, on entre ! »


Un escalier descendait vers la cave où le groupe avait l’habitude de répéter. De la lumière en émanait. D’en haut, on entendait faiblement mais distinctement le « na na na na na » de « Hey Jude » des Beatles répété à l’envie, comme si un disque était rayé. Ni une ni deux, les musiciens décidèrent de descendre les marches vermoulues.

Ils parvinrent dans une pièce à l’éclairage tamisé. Sur les murs se trouvaient toujours les posters, défraîchis par le temps, des Beatles et de Black Sabbath. Devant eux se dressait, entourée de chaises, une grande table en chêne avec une bonne centaine de bouteilles de vin toutes vides et, au bout de celle-ci, leur tournant le dos et faisant face à un grand miroir, se trouvait une personne à la carrure visiblement imposante. De longs cheveux noirs et sales descendaient sur sa robe de bure. L’homme fit de grands gestes, comme s’il s’adressait à quelqu’un, puis il s’arrêta, et se retourna.

« Ioussoupov !!! Pourichkevitch !!! », hurla-t-il avant de sauter sur la table et de s’y laisser glisser tel Marie-Pierre Cazey dans la pub Pliz. Sauf que les bouteilles de vin l’empêchèrent de voir jusqu’où il allait, si bien qu’arrivé au bout, il se vautra lamentablement sur le ventre dans un énorme fracas ! Nos musiciens en profitèrent alors pour l’immobiliser. En le retournant, l’homme fronça les sourcils et, faisant mine de se caresser les longs poils d’une barbe qu’il n’avait pas, les dévisageait de ses yeux perçants,.

« PETER, s’exclamèrent les deux compères avec toute la tension dramatique qui s’instaure en de tels instants, tu es vivant !!! »

En entendant ce prénom, l’homme écarquilla les yeux, se prit la tête dans les mains puis murmura, en faisant trembler les murs (car même un murmure chez Peter Steele atteint des fréquences si basses qu’elles sont encore inconnues du commun des mortels) :

« La vie me tue ! »


Une fois Peter remis de ses émotions, tout le monde se regroupa à un bout de la table et prit un verre de vin. Peter prit alors la parole :

« Deux ans après notre dernier album, j’en ai eu marre de tout ce cirque, de pleurer sur mon sort en musique. Pour de bon, mon monde s’écroulait, j’étais empli d’un mal-être qui s’était répandu lentement, profondément, c’était dur. J’ai choisi de me retirer de tout ça, de m’exiler, et pour n’avoir de rendre de compte à personne, j’ai mis en scène ma propre mort. Je suis navré de vous avoir caché la vérité, mes amis.
- Oui, soupira Kenny, nous avons été abattus par cette nouvelle,
- Mais qu’as-tu fais pendant tout ce temps, demanda Johnny ? Raconte-nous !
- Hé bien, j’ai eu envie de ne voir que du vert autour de moi. Je me suis rendu au Canada, c’était l’idéal, de grandes étendues vertes tout partout. J’y ai rencontré un dénommé Devin Townsend, un fêlé débarqué de je ne sais quelle planète. Un super musicien, mais un sacré dépressif, surtout. Je n’avais pas besoin de ça. J’ai décidé d’aller voir ailleurs. Néanmoins, le bonhomme m’a marqué par son approche de la musique. Je ne l’oublierai pas de si tôt. »

Peter se resservit un autre verre de vin, sous le regard ébahi de Kenny et Johnny. Pas vraiment par le fait que Peter était en vie, mais plutôt par son incroyable résistance à l’alcool. En effet, pour reprendre des forces après sa chute de la table, le bonhomme avait enquillé pas moins de trois bouteilles de vin, et il n’en semble pas particulièrement affecté.

« Puisque j’étais mort, autant jouer le jeu jusqu’au bout et avoir le corps aussi froid qu’un vrai cadavre. J’ai donc choisi de me rendre en Russie. »

Kenny le coupa net :
« Pardonne-moi, Peter, mais à quoi riment toutes ces expériences sans queue ni tête ?
- A rien, c’est juste pour que celui qui lit cette chronique et qui souhaite obtenir un élément de réponse sur cet album se sente encore plus perdu.
- Hein ?
- Cherche pas, c’est l’alcool, murmura Johnny,
- J’ai rencontré plein de monde là-bas. Par un beau matin d’octobre rouge, j’ai même eu l’opportunité d’écouter les puissants chœurs de l’Armée de Rouille… Euh, à moins que ça ne soit l’inverse, je ne sais plus, renchérit Peter en se versant un autre verre de vin. Bref, ce fut là encore très enrichissant. Mes amis et moi étions sous le charme, frappés en plein cœur par une multitude de baisers sanglants.
- Tes amis ?
- Oui, ceux qui sont assis à côté de nous, à cette table, répondit Peter en faisant un geste de la main en direction des autres chaises inoccupées autour de la table. Ils sont un peu ravagés par moments mais nous nous comprenons. En fait ; je me retrouve en chacun d’eux. »

Kenny et Johnny lancèrent un regard plus qu’interrogatif autour de la table puis recentrèrent leur attention sur Peter, qui crut déceler une part d’inquiétude dans l’air complètement ahuri de ses acolytes.

« Mais je vous rassure : ils vont beaucoup mieux ! Ils m’ont apporté beaucoup d’idées pour le prochain album que je souhaite enregistrer avec vous.»

Sur ces mots, les expressions interrogatives laissèrent la place à des sourires rayonnants et des regards plein d’étoiles.

« ça va être difficile d’assembler toutes ces idées pour en faire de vraies chansons, mais je compte sur vous pour faire les transitions à deux roubles qui s’imposent pour donner le change à l’auditeur. »


Soudain, un bruit de pas lourds se fit entendre dans une pièce adjacente et un barbu chevelu d’apparence squelettique et aux yeux vitreux apparut sur le pas de porte.

« Josh ! On a justement fini d’aborder les grandes lignes ! On va pouvoir passer aux choses sérieuses, maintenant, jubila Peter !»

Le guitariste et le batteur n’en revenaient pas. Cette espèce de pantin désarticulé qui tenait difficilement sur ses jambes était donc leur estimé claviériste ? Incroyable ce qui peut se passer comme choses en si peu de temps…

« Josh, t’as passé ces dernières années à vivre en ermite sur Monkey Island ou quoi ? Tu ressembles trait pour trait à Hermann Toothrot. T’en as même oublié d’enfiler ton pantalon, comme lui, ricana Johnny ! »

Josh Silver esquissa difficilement un sourire, se tenant fermement au coin de la porte. Il se décida alors à aller à la rencontre de ses compagnons. Le premier pas le fit chanceler, le deuxième eut raison de lui et il s’écroula sur le sol dans un bruit sourd.

« Mon Dieu, soupira Peter en posant son front contre la paume de sa main, je crois qu’on va devoir se passer de ses services pour cette fois, il faut dire que j’avais amené de la came pour tout le monde et il a tout pris pour lui tout seul. C’est pas grave, je reprendrai les parties de claviers qu’il a jouées pour World Coming Down.
- World Com… ??? Peter, tu veux dire qu’on ne change pas la formule d’un iota pour ce futur opus, s’interrogea Kenny ?
- A quoi bon ? Ca marche très bien comme ça, non ?
- Oui, c’est sûr, mais je pensais que tu pourrais te servir de toutes tes expériences vécues pour enrichir un peu ta musique, sans la dénaturer pour autant…
- Tu as raison, Kenny… Tu m’as l’air particulièrement impliqué, ça fait plaisir à voir. J’aimerais savoir : pourrais-tu combler l’absence de cette loque de Josh avec plus d’interventions de ta part à la guitare ?
- Et comment !!! »

Sur ces entrefaits, Peter appuya sur un interrupteur. Une partie de la pièce qui était encore plongée dans l’obscurité fut aussitôt baignée d’une vive lumière verte, qui dévoila tous les instruments des musiciens.

« Et c’est parti comme en 14, jubila Johnny !!! »
Peter marqua alors un temps d’arrêt.

« Que se passe-t-il ?
- Rien, rien… répondit Peter avec peine. Pendant un instant, j'ai entendu comme des cloches résonner et j’ai ressenti une vive douleur, comme si j’avais reçu un violent coup de poignard. C’est bon, c’est passé. Allons-y ! Je ne voudrais pas être encore mort ! »


Vous n'avez rien compris ? C'est pas grave, moi non plus. Ce disque tue... Achetez-le ; )
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Publié dans Disques

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A
T'es grave mais putain que c'est bon de lire tes bêtises ;)Oublie l'autre blog MSN, c'était une tentative pour voir si MSN Spaces avait évolué, en mieux, et en fait non. C'est toujours aussi long et moche, c'est abominable. Dire que ces blogs étaient parfaits il y a deux ans encore. M'enfin, je suis bien chez Over-Blog et tu peux considérer ce blog comme le seul, l'unique Blog of the Exactions of Thrasheux the Trve Warrior of Steel.Bouge pas, je passe te voir ;)
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L
Non mais moi je n'ai aucun mérite, je suis constament exquise et rigolote! (hum)Peter Steele a donc marché sur les plates bandes, pour ne pas dire les orteils, de mon Héros Rodolphe Salis, qui a préféré organiser son enterrement de son vivant, n'étant jamais mieux servi que par soi-même (et pis ça a fait du monde dans son café; un cerceuil sur le zinc, comme déco, ça pète, y'a pas à tortiller!)Tu as donc l'autorisation de mon auguste personne à retenter le coup.(cherche pas le rapport)T'avais pas dit que tu avais en plus un autre blog sur MSN Space! (ils ont jamais trouvé un nom aussi représentatif; on nage en plein Youri Gargarine là dedans) Je croyais qu'il était mort! (Ben au moins autant que Peter Steele apparemment)  Je reste là quand même, je préfère, les couleurs sont plus sympa, y'a des gens, c'est convivial, salut moi c'est Fuchsia, oui je veux bien un café merci.Je ne sais toujours pas où tu voulais en venir avec ta Kro, mais moi de toute façon je suis plutôt vodka. (et ho, ça vaut ton "chronique ta mère" hein, chipote pas!)Et là je me rends compte que le sujet particulier pour lequel je suis revenue m'est complètement sorti de l'esprit. Spa graf', ça va me revenir, et pis je t'ai fais un joli commentaire gratuit, tient. Me remercie pas, c'est toujours Noêl avec Fuchsia.
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A
Merci à vous, les potonautes :)Content de voir que ce long article vous aie fait rigoler, c'est toujours plaisant à savoir et ça m'encourage à réitérer l'exploit, car je n'étais pas trop sûr de mon coup ;)Fuschia, je suis ravi de te revoir, ton commentaire est exquis et m'a bien fait rigoler. Concernant la mort de Steele, ce cher Peter avait REELLEMENT mis en scène sa propre mort et avait fait parvenir un faux communiqué à la presse ;)Si vous écoutez cet excellent disque, je pense que vous comprendrez où j'ai voulu en venir avec cette chronique (ta mère).
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L
Youhou Thrashounet, je t'ai retrouvé! (ben pui, j'avais perdu ton adresse, maline que je suis; jusqu'à ce que dans un grand éclat de lumière et une musique céleste, Fuchsia ne découvre la fontion "marque-page"; Alleluya)Déjà fan de Type O à la base, ton texte absolument pas éclairant, ni révélateur, ni étayé, mais foutrement marrant me donne envie d'y courir! :D Pour inspirer un truc pareil, ça doit être du costaud. N'empêche, quel pouvoir de persuasion: quand tu as "anoncé "la mort de Steele, j'ai faillit faire "hein? Quoi? Qu'est-ce à dire?" J'étais pas au courant de la blague douteuse (heureusement, j'aurais pleuré pendant trois jours. C'est sensible les filles. Bon, comme c'est moi on va dire 2h; quand même, faut pas xagérer)Contente de voir que malgré une patte cassée tu te casses le c** pour nous faire des trucs marrants xD.  Un article frais, fondant, au moelleux incomparable: Thrasheux, une sensation nouvelle.
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J
Allo Arnaud ! cela fesait bien longtemps que tu n'étais pas passé alors, je suis bien content de ta petite visite phantom. La prochaine fois écris un ptit quelque chose ;-) . Je vais faire une mise a jour du lien pour avoir accès a celui ci.
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